Les psychologues, tout comme les autres professionnels au Québec, ont longtemps ressenti que leurs intérêts étaient représentés par leur Ordre professionnel. C'est parce que, jusqu'au milieu des années 60, le rôle des anciennes Corporations professionnelles était confus : elles protégeaient tout autant le public que leurs membres.
Or, " Un seul et même organisme professionnel ne peut assumer, pour la même profession, la double fonction sociale de corps intermédiaire et de service public. " : telle fut l'une des premières conclusions du rapport de la Commission de la santé et du bien-être social, déposé en 1970, qui fut le point de départ de la création des Ordres professionnels, dédiés uniquement à la protection du public.
L'Ordre ne peut donc défendre que les intérêts du public ; bien sûr, cela ne s'oppose pas nécessairement à ceux des psychologues, mais si ceux-ci veulent mettre l'accent sur la défense de leurs intérêts propres, c'est à l'extérieur de l'Ordre qu'il convient le mieux de le faire.